Deux univers et pourtant ….
Ce n'est pas l'aéroport qui vous dit que vous êtes arrivée. C'est la route. Le taxi qui fend la circulation, les villages qui défilent derrière la vitre. La foule, les klaxons, les motos qui se faufilent, les étalent de fruits débordant sur le trottoir.Le Kerala vous saisit avant même d'avoir posé sa valise.
Le jardin potager de l'Inde
Le Kerala, c'est 600 km de côte longeant l'océan IndienMais c'est surtout une terre d'une générosité rare. Courges, bananes, ananas, piment, aubergines, okra : on l'appelle le jardin potager de l'Inde, et on comprend vite pourquoi. Les plantes poussent partout, une végétation dense, foisonnante et luxuriante partout.
Le parallèle inattendu
Et puis, un détail m'arrête. Ces bougainvilliers, ces frangipaniers, ces palmiers, ces lilys qui poussent . Je les connais. Je les ai déjà vus — aux Bermudes.
Même végétation flamboyante. Même humidité qui colle à la peau. Mêmes pluies soudaines qui repartent aussi vite qu'elles sont venues. La saison de la mousson arrive dans quelques jours.
Mais tout le reste est à l'opposé. Les Bermudes, c'est le silence, l'espace, la mer qui vire du bleu foncé au turquoise, la quiétude d'une île presque hors du temps. Le Kerala, c'est le foisonnement permanent, la vie collective, bruyante, débordante. Un océan agité, des rouleaux impressionnants et qui peuvent surprendre quand on s'y aventure. Un sable couleur camel et noir, avec des reflets irisés.
Une histoire gravée dans les racines
Ce n'est pas un hasard. L'Inde a été pendant de nombreuses années un territoire britannique, comme le sont encore les Bermudes aujourd'hui. Et l'Empire, en voyageant, a emmené avec lui des plantes, des graines, des savoir-faire. La végétation en est un des meilleurs exemple.
Deux pays séparés par des milliers de kilomètres, finalement, pas si éloignés

